Dimanche 28 juin 2009
L'existence que vous vivez actuellement est-elle en accord avec vos souhaits, vos intentions ?

Les 2 stages d'été vous permettront de clarifier
les liens invisibles qui vous lient à vos ancêtres, à vos parents
et vous empêchent de vivre le présent que vous souhaitez.

Il reste une place sur chaque stage pour clarifier vos relations à famille.


Ce qui a été observé dans la plupart des constellations, c’est que les enfants avortés ne font pas partie de la fratrie. La question de l’avortement fait partie intégrante de l’intimité et de la responsabilité du couple qui devrait, seul, en porter les conséquences. La priorité est alors que cet enfant soit accueilli pleinement dans le système actuel de ses parents, avec leurs pleurs, leurs regrets, la reconnaissance de leur entière responsabilité ; c’est cela qui libèrera parents et enfant.

Cela passera par l'expression de ce qui a amené à décider de l'avortement ; des phrases comme celles-ci faciliteront la libération de ce qui a été retenu, refoulé : "je t'ai privé de ta vie, nous étions trop jeunes, ce n'était plus le moment pour moi", "je ne pouvais pas te recevoir". Si le parternaire n'a pas soutenu la femme ou l'a quittée, il sera important qu'il dise "je ne voulais pas prendre responsabilité ou je n'ai pas pu prendre responsabilité, je suis désolé".

Cependant, dans certaines circonstances et au vu de ce qui est observé lors du placement, nous pouvons être amenés à donner une place aux enfants avortés dans leur fratrie, notamment lorsqu’un frère ou une soeur est dans un mouvement “plutôt moi que toi” par rapport à la mère qui est dans un mouvement “je te suis” par rapport à l’enfant avorté.

Nous devrons donc introduire cet enfant dans sa fratrie pour que cessent ces mouvements pulsionnels de sauveur qui déséquilibrent le système actuel. Ce n’est pas parce que l’enfant n’est pas né et que les ressentis négatifs ont été refoulés qu’il n’a pas d’influence. Bien au contraire, moins il sera reconnu par les parents, plus il y aura honte et culpabilité, plus il risque de peser sur l’ordre. Si nous refoulons, c’est que nous savons qu’il y a quelque chose auquel il ne faut pas penser, pas faire attention et pour l’oublier, nous monopolisons beaucoup d’énergie qui attire l'attention des enfants....

La solution est de de permettre aux parents de se confronter à ce qui est, l'enfant sacrifié, leur responsabilité, leur douleur. C’est cela qui apaise et permet à l’esprit de cet enfant de partir tranquillement. En fait, la Vie qu’est l’enfant comprend. Et cette compréhension libère et permet l’émergence d’un amour profond. Et comme le dit  Bert Hellinger dans Les liens qui libèrent “La douleur honore l’enfant et le réconcilie avec ses parents. Le sentiment de base des enfants est qu’ils sont prêts à donner leur vie pour leurs parents. L’enfant ne se cramponne pas à la vie, car la mort fait partie de la vie.

Enfin, les parents qui ont avorté peuvent pratiquer l’exercice suivant avec beaucoup d’empathie, de délicatesse, de respect. Pendant une année ou deux, ils montrent à cet "enfant Non-Né" les choses de l’existence et puis ils le laissent partir en paix. Cela va apaiser les uns et les autres. D’ailleurs beaucoup de femmes font cela spontanément : elles pensent à cet enfant qui aurait eu 2 ans, 10 ans,20 ans....


En résumé, c’est donc aux couples de prendre et d’assumer la responsabilité de l’avortement, aussi lourde soit-elle. Assumer le choix pleinement permet une intégration des souffrances ; le refoulement, la résistance, l’inconscience, l'esclusion font persister les souffrances et sont propices au chaos d’un système.

Si les adultes avaient les possibilités et capacités à faire face à ce qui est, les enfants ne prendraient pas en charge des histoires qui ne leur appartiennent pas. Les enfants n’ont pas à se charger de certaines histoires intimes du couple de leurs parents (relations sexuelles, amours extra conjugales, difficultés relationnelles, avortement). Des parents qui se déchargent sur leurs enfants ou n'assument pas pleinement leurs actes comme l'avortement transgressent l’ordre systémique.

Les enfants ne peuvent et ne doivent pas être les confidents de leurs parents. Cela leur est nuisible et les place dans un rôle de parents qui n’est pas le leur. C’est leur voler leur insouciance, leur innocence. Cela les amène à prendre des décisions inatteignables qui auront des conséquences néfastes sur leur développement à venir ; elles deviendront inconscientes et fonctionneront en automatique, ruinant leur existence d'adultes, minant le système.


Ces parents qui décident de l'avortement devraient être accompagnés le temps nécessaire pour que la blessure se transforme et s’apaise, un accompagnement sans jugement qui permet de dire tout jusqu’à l’innommable. Ni la légalisation ni la “technicité” de l’IVG en font un acte anodin ; il mériterait que l’ensemble des protagonistes soit suffisamment informé et formé pour pallier aux conséquences néfastes.


(suite avec le témoignage d'Annie, sage-femme)

Christiane Perreau




 Le mental vit dans un cercle vicieux.
  Il créé lui-même les problèmes et essaie ensuite de les résoudre.

Swami Prajnanpad

 
 
Par Christiane Perreau - Publié dans : Constellations familiales et systémiques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 20 juin 2009
L’avortement appelé IVG est vécu par beaucoup de femmes comme une perte d’enfant bien que cela se fasse au stade embryonnaire, sur le plan biologique. Mais dans la conscience de la femme, dans son esprit, dans son corps, cet enfant existe. Elle ne le considère pas comme un simple embryon. Elle le considère comme un être vivant à qui elle va ôter l’existence, et cela même dans les cas thérapeutiques. Renoncer à cet enfant est alors une réelle déchirure.

Ainsi il n’est pas rare que des mères considèrent avoir commis un crime en avortant ce dont elles se sentent honteuses, coupables avec un désir secret de se punir malgré les conséquences dramatiques que cela peut avoir pour leur propre survie et celle de leur clan. La plupart du temps la femme vit ce traumatisme seule ce qui cristallise encore plus le conflit et ses répercussions.

Or ce n’est pas un meurtre, ce n’est pas un acte fait dans l’intention de nuire à quelqu’un et il ne remet  pas en question l’appartenance au système ; or certaines femmes vont s’exclure et se vivre comme des “parias”. Elles s’isolent dans leur souffrance.

Régulièrement, les placements familiaux et systémiques révèlent l’existence gâchée de femmes ayant avorté, parfois depuis très longtemps (20 ans et plus) :
  • l’une continue à se vivre comme une meurtrière et se coupe de sa famille pour se punir de sa faute
  • une autre déclare un cancer du col de l’utérus avec des complications où elle a l’opportunité de mettre en oeuvre son désir sourd mais profond de suivre l’enfant avorté dans la mort
  • une autre sombre dans une profonde dépression dont elle n’arrive pas à sortir et qui fait qu’un de ses enfants tombe malade pour  la sauver. 
  • une autre est hantée par la mort depuis quelques mois sans que rien, en apparence, ne motive cette pulsion.

L’avortement est plus traumatisant émotionnellement et lourd de sens pour la femme car la décision finale lui appartient même si la responsabilité incombe aux deux partenaires.

Que se passe t-t-il pour ces femmes confrontées à cette décision ? Quelle part de leur histoire sont elles en train de se représenter ?
Voici quelques causes qui ne sont pas exhaustives :

Une grossesse dite accidentelle, de nos jours, pourrait être le fruit d’un désir profond d’être enceinte sans pour autant avoir un désir d’enfant. Le désir d’enfant est conditionné par notre inconscient, notre histoire familiale, les programmes de survie de l’espèce “êtres humains”. C’est loin d’être un acte rationnel.

Parfois ce désir émerge dans des conditions de survie les plus difficiles : maladie ou décès d’un proche, mésentente conjugale, instabilité relationnelle, difficultés professionnelles, “c’est pas le moment”...

Il se peut que la femme cherche à trouver sa place dans son clan ; il se peut qu’elle ait besoin d’être rassurée dans ses identités de femme féconde voire de femme toujours jeune ; il se peut qu’elle tente de se différencier de sa mère ou d’une ancêtre ou bien qu’elle reproduise l’histoire d’une aïeule ayant commis des avortements, un infanticide. Il se peut qu’elle soit l’objet d’une pulsion meurtrière qui hante le système.

Ainsi, un avortement peut cacher un problème plus profond qui n’a pas été confronté jusque là. Réactivation de blessure ou tentative de panser une blessure, les causes sont multiples. C’est une tentative de révéler une partie inconsciente, cachée de son histoire. C’est une manière, pour chaque femme, de mettre en scène une partie de sa réalité qui s’inscrit dans son devenir d’adulte, de femme.

Il n’est pas rare de constater que l’homme se sente moins concerné par l’avortement et ait des difficultés à assumer sa part de responsabilité et de souffrance, ce qui l’amènera parfois à être considéré comme indifférent voire lâche. Pourtant son soutien serait des plus précieux mais il semble que certains hommes soient totalement démunis devant les difficultés émotionnelles que rencontrent leurs compagnes et ne trouvent d’autres réactions que la fuite.

Et puis il y a ces femmes qui prennent cette décision seule, pour des raisons qui leur sont légitimes, sans même en informer l’homme. Autant de ruptures de réalités, de communications qui risquent de causer des perturbations chez les protagonistes et dans leur système. Effets d’autant plus néfastes quand les partenaires se font des reproches réciproques sur la décision.

En effet, les conséquences de cet acte concernent les deux partenaires qui devraient supporter ensemble la douleur, le chagrin, le poids de la culpabilté afin d’intégrer pleinement cette expérience ; et c’est aussi cela qui fera que cet enfant se sente reconnu. Si cet acte n’est pas assumé par les deux partenaires, leur union sera en danger ; ils risquent de rencontrer des difficultés sexuelles, relationnelles, des problèmes de stérilité chez la femme, des comportements d’auto-punition qui iront jusqu’à mettre en péril le couple. Autant de manières d’expier qui sont des tentatives instinctives mais vaines de remettre de l’ordre  ! Les conséquences de cet acte sont influencés par les croyances du couple, de leur système d’origine, leurs conditionnements religieux, sociaux, culturels.
Par Christiane Perreau - Publié dans : Constellations familiales et systémiques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 16 juin 2009
Nous ne pouvons rien changer à ce qui s’est passé autrefois et ailleurs,
le seul réel pouvoir qui est le nôtre est
de modifier le regard,
les conclusions, les positions que nous avons prises.

Regarder le problème d’un autre angle, d’une autre place,
et il devient différent.
C’est un exercice excellent.
Aurez-vous le courage de le faire ?

“De mémoire de Foetus” par Edmée Gaubert


********************************


Question de Bernard

Je me suis marié en 90, à 31 ans. Mon épouse en avait 29.
Deux ans après notre mariage elle a eu une relation avec un autre homme, dont elle est tombée enceinte "par accident" et a avorté. Il pensait être stérile, n'ayant jamais eu d'enfant avec sa première femme.
En 98 nous avons eu notre première fille et la deuxième en 2000. Deux ans après, elle était à nouveau enceinte, de moi, mais n'a pas voulu garder cet enfant, ne se sentant pas le courage de "remettre cela" vu mes absences fréquentes pour raison professionnelle.

Lors de sa constellation à Paris, elle a bien entendu rendu sa place à ces deux enfants, au cours d'une séance assez douloureuse et chargée de culpabilité, tant de son côté que du mien, en tout cas pour le dernier enfant.
 
Nos deux filles n'en savent rien et j'aurais voulu savoir si le travail effectué lors de cette séance suffisait ou s'il valait mieux aller plus loin, le leur dire plus tard (bien sûr me direz vous!) Et quand? Elles ont toutes les deux des caractères assez bien trempés encore que  vraiment différent. Mais c'est surtout l'aînée pour laquelle je m'interroge. Elle est souvent dans la plainte et prend toujours beaucoup de temps pour faire ce qu'elle a à faire. (Ce qui n'est pas en soi un vrai problème)



Réponse de Christiane

L’avortement est un sujet  grave et douloureux qu’il est important de regarder du point de vue systémique. Même si aujourd’hui cet acte semble “normal”, il est loin d’ être anodin et ne peut être “banalisé”. La légalisation n’empêche pas de ressentir du chagrin, de la culpabilité ou de la honte vis à vis de soi ou des aux autres enfants ou d’une des lignées.

L’avortement (IVG) répond à une nécessité où se jouent souvent des histoires inconscientes, les nôtres, celles de notre famille et une attention toute particulière devrait être accordée aux femmes, aux couples  qui prennent cette décision majeure pour en amoindrir et même éviter les répercussions néfastes que nous observons en constellations.

En effet, l’avortement reste un acte lourd pour beaucoup de femmes qui peut causer de profonds désordres et souffrances pour la femme, son couple, les enfants appartenant à la fratrie, son système, sans pour autant que l’avortement apparaisse clairement comme l’origine de telles perturbations.

Car les pensées, les ressentis négatifs, les intentions issus de ce traumatisme font l’objet de refoulement (ce que nous n’aimons pas, ce que nous ne confrontons pas est refoulé) qui seront un terreau propice aux dynamiques systémiques :
  • “je te suis mon enfant dans la mort”
  • ou pour retenir la mère qui est malade, un enfant de la fratrie dit “je pars ou je suis malade à ta place, maman”
  • ou des intentions d’expier la “faute”, le “crime” seront prises.

Souvenons-nous que la légalisation de l’avortement date de 1975 avec la loi Veil, permettant enfin aux femmes d’assumer leur indépendance et leur droit à dire non aux grossesses indésirées sans mettre en péril leur existence.
Avant les femmes devaient avorter dans la clandestinité, dans des conditions précaires ou elles prenaient des risques pour leur intégrité physique et psychique.

Souvenons-nous que l’avocate Gisèle Halimi a défendu une jeune fille victime d’un viol et dénoncée pour avortement en 1972 !! Et qu’en 1943, une femme a été exécutée pour avoir avorté !!

Beaucoup de sociétés ont réprouvé et réprouvent encore l’avortement  et les religions monothéistes considèrent que c’est porter atteinte à la vie humaine. Quand nous avons les concepts des systèmes (ou domaines d’existence) qui s’interfèrent les uns les autres, nous comprenons vite que cette question est l’histoire de toutes les femmes et de tous les hommes. Il ne s’agit pas ici d’avoir un point de vue idéologique mais de comprendre les circonstances qui amènent un couple à prendre cette décision, une femme à avorter.

(à suivre)

Christiane Perreau



Par Christiane Perreau - Publié dans : Constellations familiales et systémiques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 6 mai 2009
Voici la réponse de Nelly sur son expérience des constellations transmie en majeure partie ; je n'ai pas encore créé le temps de l'exploitation de ce questionnaire, optant aussi pour une diffusion presque intégrale des réponses afin que ce soit au plus près des réactions des personnes, sans interprétation de ma part.
Vous pouvez toujours donné votre avis sur vos expériences de constellations que je lirai à votre grand intérê et qui viendront compléter ma pratique d'éléments de réflexion.



Réponse de Nelly en bleu

Votre impression ne de ne pas occuper votre place dans l’existence, votre famille ou votre travail a t-elle été améliorée après une  constellation ?
Ce n’est pas net pour moi
 
 
Vous êtes-vous libéré de l’impression de porter un fardeau ou un sentiment ne vous appartenant pas ?
Oui, dans la mesure où j’ai compris la perversion du rôle de sauveur attendu par mon père
 

Est ce que cela a été immédiat ou bien cela a-t-il demandé du temps ? et si oui, combien de temps environ ?
La constellation avec mon père a eu un effet fulgurant sur moi (lire plus loin mon partage)
 

Cela a-t-il modifié votre rôle d’enfant ou de parent ?
J’ai réglé la colère vis-à-vis de mon père
 

Vos relations avec votre famille d’origine, vos parents se sont-elles améliorées ?
oui, avec ma mère, j’ai intégré son incapacité à nous donner l’amour que l’on attendait mon frère et moi, car j’ai vu et ressenti son manque (elle a perdu une jeune sœur, et du coup l’amour de ses parents)
 

L’image que vous aviez de vos parents a t-elle changé dans un sens positif ? oui
Est ce plus marqué avec un des 2 parents ?
Le lien avec ma mère s’est resseré.

Quand vous considérez votre enfance, quel est votre regard, point de vue depuis la constellation ?
Je vois les liens entre générations et je ressens leur importance : auparavant, je me sentais comme un « électron
libre »


La constellation vous a t-elle permis d’améliorer  l’estime de vous-même ?
Oui elle m’a permis de déculpabiliser vis-à-vis de mes parents .
 


Cela a t-il modifié votre rapport avec votre conjoint ?
Une prise de conscience de nos difficultés relationnelles mais je ne peux dire la part des constellations dans le travail de clarification que je fais par ailleurs.
 
 
Cela a-t-il modifié un symptôme ou un comportement alimentaire ou une dépendance (alcool; drogue) ?
Il m’est difficile de mesurer la part des constellations sur l’évolution de mon alimentation
 

Est ce que la constellation a été inefficace pour vous ?
Au contraire, chaque constellation m’a apporté un peu plus de réconciliation avec mes parents et moi-même
 

 
Y a-t-il autre chose que vous aimeriez ajouter, partager ?

Je souhaite partager mon expérience de ma dernière constellation (le 29 oct 2008) dont le sujet était la relation à mon père, dans laquelle s’est révélée toute l’attente de mon père dans mon rôle « d’enfant sauveur », sa souffrance et le poids que cela occasionnait sur mes épaules. Constellation au dénouement assez rapide, un peu « magique » !

Mais le plus important est ce qui s’est joué chez moi : la veille de la constellation, j’ai ressenti à l’arrière du crâne une sensation désagréable au niveau de la peau comme « électrique », qui s’est amplifiée au moment de la constellation sur tout l’arrière du crâne. Et cette sensation ne m’a pas quittée pendant un mois, allant jusqu’à la douleur et une extrême fatigue.

Finalement j’ai consulté une énergéticienne (en analyse et ré-information cellulaire) qui a immédiatement diagnostiqué un problème de relation à mon père (sans que je lui parle de quoique ce soit et d’ailleurs j’avais totalement occulté le lien entre ce problème et ma constellation!!!)

Après la séance j’ai retrouvé ma vitalité, ma douleur a totalement disparu, et surtout j’ai compris que cette sensation qui partait d’une oreille à l’autre en barrant mon occiput représentait l’emprise que mon père avait sur moi. En fait la constellation a révélé un conflit intérieur : une partie de moi qui souhaite le détachement de cette emprise, et une autre qui s’en défend avec une dévalorisation de mon image.
J’ai poursuivi depuis le travail avec cette thérapeute sur le lien de dépendance à l’image du père et du coup ma relation à l’homme : du ménage a été fait, mais je suis consciente qu’il reste à clarifier.

Par Christiane Perreau - Publié dans : Constellations familiales et systémiques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 2 mai 2009


Voici un échange de points de vue avec une lectrice en bleu - réponses de christiane en rouge- qui pourrait répondre à certaines de vos questions. si vous souhaitez donner votre point de vue, merci de le faire en l'adressant à jenous@free.fr.

 

Je veux bien que l'on se sente responsable de notre vie, de notre lien avec la "famille" mais les gens qui sont les plus en souffrance, selon la pyramide de Maslow, ont bien d'autres préoccupations que ce qui  ressemble à de l'ésotérisme et du développement personnel. Faire un travail sur soi, se sentir responsable, considérer que l'on crée sa propre vie .....oui, bien sûr !  Je considère  que le développement personnel est malgré tout une affaire de gens aisés et pour se sortir de son marasme, faire un travail de développement personnel est recommandé. Alors que faire ?

Christiane
il est évident que faire du développement personnel vient une fois les urgences et préoccupations de survie réglées ; nos grands parents n’ont pas eu cette opportunité et nos parents guère plus ; c’est un mouvement récent qui s’est amplifié avec l’amélioration de nos conditions de survie dans les années 70 et c’est donc une chance aujourd’hui d’avoir la possibilité de nous consacrer à un travail de transformation pour nous mêmes et pour les autres systèmes auxquels nous appartenons et avec lesquels nous sommes en inter-relations.

Par ailleurs, je ne considère pas le développement personnel ou toute démarche de connaissance de soi comme l’affaire de gens aisés ; j’ai l’expérience depuis plus de 25 ans de groupes thérapeutiques et spirituels et j’y ai rencontré et rencontrent encore des personnes de différentes couches sociales dont les moyens d’existence  sont parfois très modestes mais qui ont choisi d’investir sur eux, qui souhaitent transformer leur souffrance et ne pas la transmettre à leurs descendants. J’ai même vu des gens empruntés pour faire des formations ou participer à des stages....

Je connais aussi de nombreux thérapeutes ou accompagnants toujours prêts à donner des facilitations financières aux personnes vraiment engagées et désireuses d’améliorer leurs conditions. Krisnamurti parlait de “révolution silencieuse” et il m’apparaît que ce soit la seule que nous puissions faire à notre niveau tant qu’il en est encore temps. Il se pourrait même que ce soit urgent ; peut être que dans quelques années nous ne puissions plus le faire. 1789, mai 68 ont eu lieu à des moments très précis où de nouvelles connaissances, philosophies émergeaient et je doute qu’ils puissent avoir lieu maintenant.



Que proposer à quelqu'un qui est réellement en souffrance, qui ne semble n'avoir aucune ouverture sur l'enjeu de soigner ses blessures émotionnelles, qui n'a pas de moyens financiers ??  lui dire qu'il est responsable de ce qui lui arrive ? Il y a des situations qui me semblent sans solutions. Il y a des situations où on peut lire à livre ouvert dans le "jeu de la vie" qui se trame, mais comment en faire prendre conscience à la personne qui se débat dans sa problématique ? Et que faire face à quelqu'un qui veut s'en sortir, qui met en place un certain nombre de choses, mais le blocage inconscient semble empêcher la personne d'avancer ?

Christiane
Pour qu’une personne comprenne l’importance et l’enjeu d’un travail sur soi, il est d’abord nécessaire de lui donner de l’information ; il lui faut un minimum comprendre que ses blessures émotionnelles ne sont pas une fatalité et qu’il y a des moyens et des personnes qui ont un savoir, un savoir-faire et un savoir-être pour gérer ces questions.

Ensuite il pourrait être intéressant que cette personne augmente certaines de ses aptitudes comme celle de confronter (faire face) à une situation au lieu de la fuir, de s’effondrer, subir ou riposter. Un travail qui permet de mieux gérer l'attention et de revenir dans le temps présent sera des plus précieux. Ensuite il est nécessaire d’y aller par étapes car tout ne peut être “guéri” du jour au lendemain. Le refoulement est le premier de nos moyens de survie et il verrouille particulièrement bien certaines blessures pour lesquelles un être a ressenti sa vie en danger.

Et s’il y a des blocages inconscients, il est nécessaire d’amener la personne à les reconnaître pour qu’elle prenne conscience qu’elle est dans un problème où elle veut une chose et son contraire ; il s’agira de clarifier avec elle ses importances, ses intentions afin qu’elle puisse choisir

 

Je trouve que les choses ne sont pas si simples que cela. Se responsabiliser n'est pas chose facile quand on est dans la tourmente de la vie. Je connais des personnes qui tournent en rond dans leur problème et tout discours reste au niveau intellectuel. Il me semble qu'il faille passer par l'intelligence du coeur pour vraiment guérir ses blessures et ce n'est pas donné à tout le monde. Par contre il est facile de se sentir coupable de ne pas y arriver, de se dire que l'on veut mais quand on voit que les choses de notre vie n'évoluent pas, on perd courage et foi.

Christiane
Les blessures que nous avons sont le fruit d’expériences traumatisantes que nous n’avons pas vécues pleinement parce qu’à ce moment-là, nous n’en avions pas les capacités ; nous y avons résisté, ce qui nous fixe dans un incident et des émotions qui nous transforment en confusion, douleurs qui nous font perdre notre intelligence. Car ces incidents non clos retiennent beaucoup de nos unités d’attention, donc unités de vie qui deviennent indisponibles à la création de notre temps présent, de notre propre destin. et je présume que beaucoup d'enfants de milieux défavorisés ont beaucoup de leur attention piègée dans des souffrances qu'ils ont subies et/ou dont ils ont été les témoins.

Pour dissoudre ces incidents traumatiques du passé, la rationalisation, les considérations mentales ne servent à rien ; il s’agit d’abord de passer à l’action si l’on en éprouve le besoin ; et cela consiste à faire face à ce qui est : traumatismes, problèmes, contrariétés (c’est d’ailleurs la première étape dans une constellation = mettre en évidence l’intrication afin que le constellant prenne conscience de ce qui perturbe son existence), et faire l’expérience des émotions, ressentis négatifs restés jusque là en suspens. Cela va réduire voire dissoudre la charge émotionnelle ; alors de la  compréhension, des prises de conscience, de nouveaux points de vue jailliront. Des décisions, des croyances émises lors d’ incidents passés et toujours actives dans le présent pourront être actualisées, abandonnées.

Cela est la portée de toute personne désireuse de transformer son histoire et ses limites en joie à exister. Se sentir coupable de ne pas y arriver, se décourager sont là aussi des parties de nous issues de nos blessures d’enfant qui sont alors réactivées par nos échecs du temps présent. Ou ce sont des résistances au changement qui pourrait se produire. Un travail sur soi est long et douloureux ; il demande persévérance mais lorsqu’une personne commence à avoir du soulagement, à comprendre qu’elle est prisonnière
d'interprétations qu’elle a faites lors d’ incidents douloureux, elle retrouve son pouvoir d’autonomie. Alors elle devient certaine qu’il est possible de repousser les limites qu’elle s’est mises et ne perd pas la foi.

 


Quand un jeune est sous le joug de ses parents qui parlent à sa place, qui considèrent "qu'il ne pourra jamais, qu'il n'est pas fait pour cela, qu'il a toujours été comme ça" ...... et j'en entends de toute sorte, que dire au jeune pour qu'il prenne du recul face à tout ce qu'on lui met comme étiquette ? que faire pour qu'il se construise et prenne sa vie en main sans avoir à subir toute la lourdeur de la conscience familiale ?

Christiane
Il semble que nous ne puissions faire l’économie des programmes familiaux, sociaux, culturels ; nous sommes conditionnés depuis notre plus jeune enfance par un cadre de références qui constitue presque une seconde nature, une seconde peau qui fait que nous trouvons normal de vivre certaines conditions désagréables. Certains appellent cela la “normose”.

Il est évident que certains enfants issus de milieux très défavorisés sont plus pénalisés que d’autres et c’est fort regrettable ; et j’ai conscience que certaines personnes, dont les enseignants sont confrontées à des situations très désastreuses qui les laissent impuissantes, désarmées. Avant d’initier les enfants à certaines matières, il y aurait un réel besoin d’accompagnement par des gens formés à l’aide, à la communication, à l’écoute. Si le milieu éducatif pouvait transmettre certaines de ces connaissances, cela pourrait révolutionner la société mais ce n’est peut être pas dans les intentions des dirigeants qui préfèrent une population plus manipulable que responsable !!!

Et si nous autres adultes pouvions témoigner qu’il existe une façon d’écouter, de communiquer, de se respecter et de respecter l’autre,  peut être cela donnerait-il aux enfants de l’élan à se prendre en mains, à devenir responsables d’eux mêmes !!!!

Par Christiane Perreau - Publié dans : Spiritualité et philosphie
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 24 avril 2009
Voici un article qui traite des étapes pour passer de l'attachement aux parents à l'individuation, de l'aliénation de soi à la maturation.  Cet article  est parul sur le site de Lienpsy
http://www.lienspsy.com/histoires20_jacques_Salome_changement.php#Anchor-35882

Robert Langlotz sera présent en septembre 2009 au colloque international organisé par La Fédération Française en Constellations Familiales et Systémiques FFPCS où il présentera ce thème en constellation.


 

Deux besoins de base de l’être humain

Chaque être a besoin, d’une part, de présence, de chaleur humaine, de relation et, d’autre part d’autonomie, d’identité et de liberté. L’intégration de ces besoins contradictoires semble essentielle pour l’individuation, c'est-à-dire pour permettre le développement de la croissance personnelle et de la capacité de relation. La relation je-tu signifie que chacun peut simultanément être présent à lui-même et être ouvert à la relation à l’autre, de même que la solidité d’un pont résulte de l’ancrage stable de chaque tête de pont.

 

Quand les parents ne peuvent pas être parents

Certains parents ne peuvent pas donner à l’enfant amour et structure (limites),ne peuvent pas voir et soutenir en même temps son autonomie et son individualité.

Les parents qui, eux-mêmes, ne peuvent pas intégrer l’expérience de l’autonomie et de la relation ou qui sont traumatisés en raison de la perte prématurée d’un parent, ne peuvent pas permettre à leur enfant, d’une part de faire l’expérience de la présence et de la relation, et d’autre part de rendre possible le développement de l’identité et de l’autonomie.

 

Stratégie de survie des enfants

Dans cette situation, les enfants développent des stratégies particulières d’adaptation et de survie.

Ils ont tendance:


à vouloir donner à leurs parents ce que ceux-ci n’ont pas pu recevoir de leurs parents disparus,

à se sentir responsables des parents, comme s’ils pouvaient les décharger de leur fardeau

à se mettre au diapason des parents, à mettre leur énergie (« force d’âme ») et leur faculté de perception au service des parents, de telle sorte qu’ils ne sont plus présents à eux-mêmes et ne peuvent plus se ressentir eux-mêmes, c'est-à-dire qu’ils ne peuvent plus être enfant.

 

Schémas de symbiose

Ces stratégies ont en commun :


Adaptation unilatérale aux parents

Le développement de sa propre identité et de sa propre autonomie ainsi quela capacité de relation et de se détacher des parents sont entravés, en d’autres termes : le processus d’individuation est perturbé.

Il semble donc que les personnes concernées ont mis de côté ou dissocié leur besoin d’autonomie, pour conserver au moins l’illusion de présence et de relation aux parents.

 

Conséquences pour les personnes concernées

Ces stratégies de survie symbiotiques deviennent le modèle pour les propres relations futures au partenaire, aux enfants, au milieu du travail.

Les personnes concernées :


ont du mal à fixer leurs limites, se conforment trop aux désirs et besoins des autres (adaptation),

ont du mal à se ressentir elles-mêmes, à percevoir leurs propres désirs et besoins ou leur propre colère,

ont du mal à se défendre, évitent la confrontation,

se rendent dépendants des autres.


La relation est difficile voire impossible. Par compensation cela conduit souvent à se protéger exagérément ou à la tendance à manipuler l’autre et à le rendre dépendant.

 

 

Processus orienté de constellation familiale et individuation

L’individuation est un processus qui dure toute une vie. Le travail de détachement se fait en trois étapes qui ne peuvent avoir lieu que dans cet ordre :

- se percevoir indépendant des parents, permettre l’émergence des propres tendances à l’autonomie (dissolution de la symbiose),

- se sentir accueilli par les parents et - malgré tout le mal - prendre et reconnaître (avec respect) tout l’amour et la présence qu’ils ont pu donner.

- le détachement, réconcilié avec les parents, vivre sa propre autonomie, se trouver soi-même, accéder à sa propre force et dignité.

 

Rituels archaïques

Ce processus d’individuation est soutenu d’une façon décisive par l’introduction de rituels archaïques de délimitation et d’adieu. Ces rituels agissent immédiatement sur l’inconscient, d’autant plus que la personne concernée - de part le travail de constellation - est déjà dans un état de transe légère.

 

-   Le rituel de restitution avec la pierre : redonner avec respect leur destin aux parents, leur fardeau et par là même leur dignité.

-   Retrouver sa propre force d’âme mise à la disposition des parents (portions d’âme), de telle façon que la personne concernée puisse être de nouveau présente à elle-même, se ressentir elle-même et être authentiquement elle-même.

-   Prendre congé des morts, auxquels on est encore attaché soit par un trop grand deuil, soit par des sentiments de culpabilité ou de reproche, en les laissant partir là où ils peuvent trouver la paix.

-   L’appui sur la CHAÎNE DES ANCÊTRES, percevoir simultanément la présence et le soutien des parents ainsi que le fait d’expérimenter la propre identité nouvellement acquise et de pouvoir jouir de son autonomie.

 

Conséquences du processus orienté de constellation familiale

L’expérience vécue de ce processus sous la conduite du directeur du séminaire peut

donner accès à un sentiment de paix, de calme, de force et de dignité jusqu’alors inconnus et déclencher une profonde transformation – parfois douloureuse – de notre perception et de notre attitude.

Ces transformations sont vérifiables (voir site internet : à propos de l’efficacité des constellations familiales).

Le processus de constellation familiale s’avère être une courte thérapie intensive très efficace.
Il peut remettre à flot une psychothérapie qui s’est embourbée.

Quelques entretiens d’accompagnement ou une thérapie corporelle sont parfois utiles pour soutenir le processus d’individuation.


Le processus a lieu au sein d’un groupe de participants qui tous veulent résoudre leurs schémas et blocages intérieurs par une constellation familiale. Chacun fait l’expérience du soutien des autres et est lui-même  - en tant que représentant - une aide pour les autres dans leur processus de détachement. Cela renforce le respect envers les autres – et envers soi-même. Il en résulte un climat bienfaisant d’accueil, de bienveillance et de solidarité. Même des personnes très perturbées reprennent espoir et ressentent le besoin d’expérimenter elles-mêmes un tel processus de guérison.


La guérison, elle aussi, peut être contagieuse.


Comment savoir si une constellation familiale peut être une aide pour moi ?

Vous remplissez les deux formulaires : Faire le point de la relation et  Questionnaire de Symbiose (voir site internet) et vous les évaluez vous-même. Vous pourrez ainsi constater si une constellation familiale peut être une aide pour vous.

Vous pouvez ensuite participer à une soirée d’introduction (le 1er et le 3e mardi de chaque mois à 19h30, - s.v.p. prendre RV auprès du secrétariat) ou fixer un rendez-vous pour un entretien préliminaire (peut être remboursé par la sécurité sociale).

Vous pouvez aussi vous inscrire directement pour un séminaire thérapeutique.

 

 

Dr. Med. Ernst R. Langlotz           

Psychiatre, Thérapie Systémique

http://www.e-r-langlotz.de/



Par jenous - Publié dans : Constellations familiales et systémiques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 19 avril 2009

Pour terminer cet exposé, voici comme promis les dessins d’Ana qui permettent
de bien voir comment nous sommes en interaction dans les différents systèmes auxquels nous appartenons et comment tout système est contenu dans plus vaste que lui ou comment tout système contient plus petit que lui.
Ayant partagé mes clarifications avec Ana, elle nous communique ses compréhensions.
Merci infiniment Ana !
CP










Pour les schémas, 2 sens de parcours, de lecture sont possibles
 
Avec le schéma des systèmes de la vie, je pars du plus grand zoom  arrière, la vacuité, et je reviens à la plus petite chose à laquelle  je suis identifiée, le système de ma famille directe. avec le  système du monde humain en intermédiaire, j'ai la compréhension de  la provenance de la structure de ma famille d'accueil dans ce monde.
Avec le schéma du système de la famille, je pars de ce que je suis  devenu, je commence à compatir avec moi-même. j'élargis ma vision de  mes provenances en regardant d'où vient ma famille et ce à quoi elle  a été confrontée, je compatis avec elle. et je reprends conscience  de ma véritable nature et du chemin parcouru, de nouveau en  compassion avec moi-même et avec le monde, comprenant que je n'ai  rien eu de plus ni de moins que tout être humain, et que j'ai agi  au mieux pour ma survie, tout comme ces personnes qui m'ont  précédée depuis des millénaires.


Concernant le mouvement interrompu et les intrications.

Christiane m'a confié l'élaboration des schémas pour illustrer son  article sur le blog.  À la lumière de cette mise en forme et nos 
communications sur le sujet, m'est apparue plus clairement la  différence entre mouvement interrompu et intrication.

L'intrication est liée au système dans lequel je suis apparue en tant  qu'être humain. une grande partie de mon attention est retenue par les  3 mouvements dont parle Christiane, qui ont pour objectif de rétablir  l'ordre, l'équilibre, dans un système.

Le mouvement interrompu, relève lui, plutôt, d'une souffrance d'un  "non recevoir" ou d'un vide là où la personne s'attendait à trouver  quelque chose: un regard en retour, preuve d'être vu et d'exister,  d'un élan similaire d'amour et d'appartenance. c'est quelque chose lié  à l'instant. et la personne étant "petit enfant" n'a pas de  compréhension de ce vide qu'il n'attendait pas!

La cause de la "non réponse" peut être liée à une intrication ou non !

Exemple de mouvement interrompu sans intrication: le père ou la mère  conduit la voiture, et le petit enfant veut faire une immense  accolade. il n'aura pas la réponse attendue en retour. cela ne veut  pas dire que le parent est dans une intrication, mais seulement que  les circonstances ne permettent pas de répondre "dans l'instant" à  l'enfant.

Exemple de mouvement interrompu avec intrication : l'enfant perçoit de  la tristesse, et a un élan d'amour et de générosité vers le parent.  Mais celui-ci n'est pas présent, pas réceptif...  il est pris dans  quelque chose qui le dépasse, il n'est pas présent dans l'instant à  cet élan. L'enfant qui a cet élan par compassion, va tenter de  comprendre et d'amener encore plus de compassion afin de soulager le  parent, et ce faisant, c'est pour lui le début d'un des 3 mouvements  d'intrication: plutôt moi que toi, je te suis ou je vais expier !

Je te remercie Christiane de ta demande de collaboration. Elle me  permet non seulement de mieux comprendre de quoi parlent et à quoi  s'adressent les constellations. mais au delà, j'en ressors avec une  meilleure compréhension du champ de force de l'humanité et de son  fonctionnement,  et surtout avec une compassion agrandie pour la vie  et les personnes qui en font l'expérience. J'ai compris et vu pour moi-même, combien je peux être prise dans ce champ de force et en avoir  les symptômes dans mes "formes pensées" et mes actes. Alors, mon amie,  merci de me permettre de retrouver cette compassion, ici, chez moi !

Ana Gross
Par Christiane Perreau - Publié dans : Constellations familiales et systémiques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 16 avril 2009


(suite)


Les mouvements vers la mère ou le père dans une restauration de l’élan interrompu

Cette clarification permet de mieux comprendre que le travail sur les mouvements inversés, bloqués, que ce soit dans une constellation ou dans un élan interrompu sont complémentaires et indissociables. Toutefois, il est maintenant compréhensible que dans la constellation, ces mouvements partent de soi vers le système familial et peuvent s’étendre aux autres systèmes et qu’un retour à l’équilibre permettra à chacun de prendre sa place dans son clan familial, professionnel, selon les lois systémiques (“les ordres de l’amour” comme dit Bert Hellinger).

Alors que dans la restauration du mouvement interrompu, l’investigation se fait essentiellement au sein du système “être humain” et du système “famille”. L’élan interrompu n’est ni une intrication, ni une identification ; il n’est pas question de loyauté invisible mais de mouvement émotionnel qui influence d’autant plus la construction de la personnalité qu’il se  produit tôt.

Certes, il s’inscrit dans un processus systémique et nécessite parfois une incursion dans la lignée de la mère ou du père pour qui ce traumatisme n’est qu’une répétition et dont il faut libérer l’attention pour qu’elle soit disponible pour l’ enfant. Mais avant tout, sont concernés l’enfant et ses parents, et plus particulièrement le parent référent, le plus proche, celui qui prend soin. Et nous nous focaliserons sur les ressentis afin de libérer les charges émotionnelles liées à cet incident, étape indispensable à la restauration du lien d’amour entre un enfant et sa mère ou son père.

Comme il touche aux fondements de la personne, il sera d’autant plus délicat et complexe à restaurer, nécessitant des étapes et du temps pour apprivoiser les douleurs contenues dans un tel incident. Il est utile de rappeler que cette rupture qui est vécue en premier par l’enfant mais elle se trouve aussi chez le parent. Il y a des parents qui ne savent plus que faire avec cet enfant blessé et n’osent plus aller vers lui, démunis devant tant de souffrance.

C’est essentiellement un processus lourd en émotions qui vont être accueillies au cours d’une lente et délicate progression vers une étreinte thérapeutique, codifiée, appelée bonding. L’objectif est que l’enfant puisse retourner se blottir dans les bras de sa mère ou de son père et s’abandonner comme un tout petit enfant le fait quand il est en sécurité. Enfin il peut être un enfant et avoir une mère, un père pour lui.

Une autre différence est que dans la constellation, le client n’est pas impliqué d’emblée dans sa constellation et qu’il se choisit un représentant alors que dans la restauration du mouvement interrompu, le client en principe fait face à son parent représenté. Il vivra donc en direct le contenu émotionnel.

Ainsi quand nous avons remis un peu d’ordre dans notre système en déliant les intrications et en restaurant l’élan vital,  nous pouvons nous relier à la force vitale de notre arbre généalogique, prendre ce précieux cadeau de vie et nous élancer à la conquête de nous-mêmes et du Soi, si cela fait partie de nos réalités. Nous commençons à sortir du cadre de nos conditionnements pour nous ouvrir à l’Infini que nous sommes et aux potentialités infinies de l’existence en créant notre propre destin.

(suite et fin prochainement)

Christiane Perreau


Plonger dans son propre fumier,
plonger dans ses ombres,
plonger dans ses enfers intérieurs,
pour les reconnaître,
pour les accepter et surtout,
pour les aimer comme des éléments faisant partie de moi-même.

Jean-Jacques Crèvecoeur



Bibliographie
(1) Manuel des Constellations Familiales - Berthold Ulsamer
(2) Constellations systémiques – Pratiques et perspectives - C. Postcka-Lang et M. Engel
(3) les lois qui régissent tout système <http://constellations-je-nous.over-blog.com/article-23968340.html >
(4) le triangle de la compassion <http://constellations-je-nous.over-blog.com/article-25630847.html> et
 <http://constellations-je-nous.over-blog.com/article-25700522.html>
L’enseignement de La Voie Directe
Les revues Science de la Conscience

Par Christiane Perreau - Publié dans : Constellations familiales et systémiques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 13 avril 2009
Confronter quelqu’un à sa propre ombre revient
à lui montrer la lumière qui l’habite
C.G. Jung


3ème partie


Les mouvements vers la famille, les autres en constellation

Notre mère, notre père nous ont transmis la vie et ce simple fait conditionne nos sentiments, nos pensées,  nos croyances. Même si nous faisons un placement sur des thèmes tels que les différentes parties de la personnalité ou des sentiments ou des concepts, nous remontons souvent  à l’origine qui est la famille, noyau incontournable qui est le plus proche de nous.

Ainsi, le placement permet-il de voir rapidement les mouvements générateurs d’intrications, de désordre au sein d’une famille. Ils sont fondamentaux et parfois nous allons les amplifier pour que le client réalise pleinement quel mouvement “de vie ou de mort”, quelle identification l’anime lui et son système. Avant d’aller vers une remise en ordre, il est nécessaire de cerner où et comment débute le chaos.

Amplifier ne veut pas dire que nous allons pousser les représentants dans des émotions négatives qui risqueraient d’enliser et affaiblir le processus de réparation. Il s’agit juste de grossir  certains mouvements physiques,  parfois à peine visibles pour un observateur non avisé et qui se montrent généralement en début du placement. D’où l’importance de mettre en lumière ces mouvements en accordant un temps silencieux et recueilli favorable à l’émergence des intentions secrètes et inconscientes des personnes ce qui permet au praticien ou faciliteur d’étayer une hypothèse, de faire le pas suivant, d’aller dans une direction.

Ce sont des mouvements profonds, irrésistibles comme :

  • un léger balancement d’avant en arrière peut devenir un mouvement d’éloignement, de fuite loin du cercle familial,
  • un tremblement dans les jambes peut s’avérer un effondrement annonciateur de dépression, de quelque chose d’impossible à confronter comme la mort d’un être cher
  • une agitation dans les mains peut signifier que quelqu’un du système a commis un meurtre.
  • une lente descente pour s’agenouiller devant quelque chose que nous ne savons pas encore ou quelqu’un à honorer ou quelqu’un à qui du tort a été fait.
  • une respiration oppressante qui pourrait appartenir à une personne oubliée
  • une agitation qui amène la personne à faire les 100 pas, mue par une grande colère et disant qu’elle ne peut s’arrêter pourrait indiquer qu’une personne s’est trouvée confrontée à un problème ingérable
  • un regard fixé au sol pourrait indiqué que quelqu’un est mort et n’a pas été reconnu.
 
Ces mouvements se font vers les représentants déjà placés ou bien vers des personnes dont nous allons découvrir le destin tragique et qui sont absentes du placement et que le système renie, refoule. Ils traduisent ainsi des ruptures de communication, de compréhension, donc d’affinité dans le cercle de famille qui se manifestent par des mouvements vers les autres arrêtés, bloqués, retenus ou agressifs. Ils mettent en évidence ce qui pose ce qui a bouleversé une famille, ce qui n’a pas pu être dit, révélé, ce qui a nui à quelqu’un.

Ils nous enseignent donc sur les dynamiques cachées qui minent en toile de fond le système, entraînant certains de ses membres à vivre des émotions ou à reproduire un destin qui ne leur appartiennent pas. Ces mouvements grossis vont permettre l’émergence d’ émotions importantes, longtemps refoulées, contenues, ignorées telles que chagrin, apathie, colère, rage, haine, frayeur que nous nommons émotions primaires parce qu’elles sont une réponse immédiate à un fait spécifique et servent  de baromètres au déroulement du processus.

Ces émotions seront alors accueillies pleinement tout en veillant, dans la mesure du possible, à ne pas les dramatiser. Dramatiser une émotion ne facilite ni  l’émergence d’une solution ni l’intégration de l’expérience.  L’objectif est d’en permettre l’expression la plus pure et la plus totale possible pour réduire le stress lié à l’événement, soulager la personne et son système afin qu’elle puisse évoluer vers une “solution” qui sera la sienne. L’expression de ces émotions permet à chacun d’être touché, d’élargir son point de vue , d’accroître sa compassion pour lui-même et son clan. Rappelons-nous la dynamique du triangle de la compassion. (4)

Ces mouvements d’identification compulsive, réactive (mouvement vers), ces ruptures de communication (mouvements  bloqués, de retrait) empêchent  les mouvements naturels vers les autres  mais aussi en soi, dans son propre système énergétique ; prendre du soutien chez ses parents, s’abandonner dans les bras d’une grand mère, étreindre son mari ou ses enfants, s’appuyer contre son père et sa lignée masculine, s’élancer vers l’inconnu deviennent des mouvements impossibles qui sont la porte ouverte aux somatiques.

Les personnes sont figées dans des espaces de souffrance qui les mettent hors du temps présent et dans l'impossibilité de réaliser leurs désirs soit dans le domaine affectif, soit dans la sphère professionnelle, et parfois dans les deux. Elles  rencontrent des difficultés à savoir ce qui est bon pour elles, à décider, entreprendre, s’engager dans une relation conjugale ou leur mission de vie. Leur élan vital est limité, étouffé et l’existence est subie ; elles sont prises dans un mouvement qui les sépare des autres, de leur clan, de leur pays, de leur culture mais qui fondamentalement les sépare d’elles-mêmes.

Ces perturbations concernent aussi bien le système actuel que le système d’origine. Bien souvent, les difficultés du système actuel ont des racines dans le système d’origine. Quand des ruptures de réalité, de communication frappent une famille, une lignée, c’est source d’intrications, d’identifications néfastes, de loyautés inconscientes qui retiennent les personnes dans le temps passé et les privent de leur propre mouvement d’autonomie. Leurs mouvements spontanés, leur attention, leurs intentions vont vers les personnes avec qui elles ont passé un contrat inconscient et à qui elles disent secrètement :

  • je te suis dans ton destin, tes échecs, ta maladie, la mort,.
  • papa ou maman, je suis malade à ta place ou petite soeur, je vais mourir à ta place
  • je vais expier pour les fautes, les méfaits, les injustices que vous avez commises.

Pour une femme nous nous attarderons particulièrement sur les mouvements empêchés dans sa lignée féminine et pour un homme, nous nous intéresserons aux obstacles de sa lignée masculine. Il n’est pas rare de voir dans ces lignées des ruptures de communication, d’affinité à chaque génération avec un  flux de vie ne circulant plus ou bien inversé, allant des descendants vers les ascendants, si bien que les enfants sont dans l’impossibilité de prendre la force vitale qui s’écoule depuis des générations vers eux.

En identifiant ces mouvements qui violent les principes de l’ordre systémique et  causent des déséquilibres supplémentaires, une survie amoindrie, la constellation donne une impulsion vers plus d’ordre  grâce aux changements de places, rituels, phrases libératrices ; les mouvements toxiques se dénouent pour retrouver vivance et fluidité.  Les personnes intriquées pourront retirer leur attention des fidélités nocives et transformer les incidents chargés émotionnellement en faits et même ressources nouvelles.

Cela se fera par le biais de mouvements  qui incluent, qui honorent, qui reconnaissent ceux qui ont été exclus, reniés, oubliés, jugés, méprisés. Ainsi,
  • un fils va lentement s’incliner devant son père et recevoir sa bénédiction ;  il se redressera grandi, le torse ouvert avec un sentiment inconnu d’être un homme,
  • une femme  s’appuye sur sa lignée et ressent une énergie de vie qui génère un doux bercement dans les bassins de chaque femme,
  • une mère restitue à ses ancêtres tout le poids de maltraitance dont elle s’était chargée jusqu’ici et se retourne vers sa fille qu’elle peut enfin voir et accueillir comme fille
  • un malade s’incline profondément et respectueusement devant la maladie,
  • un homme regarde la mort dans les yeux et y consent,
  • des enfants se retirent des histoires de couple de leurs parents, 
  • des bourreaux et des victimes commencent à se regarder dans les yeux, soutenant tant de souffrance et se rapprochent délicatement pour venir se prendre par la main,
  • une femme qui a avorté son enfant anormal le prend contre son coeur, le berce en sanglotant,
  • d’autres quittent le royaume des morts pour aller appartenir au monde des vivants,
  • d’autres regardent le futur avec des possibles jusque là impensables, comme un compagnon.

Pour parvenir à ces mouvements finaux, pacificateurs, nous serons passés souvent par une succession de mouvements intermédiaires afin de dénouer ce qui était cristallisé  et que chacun du système représenté retrouve un mouvement propice à la communication, à la plénitude, à l’accomplissement de son propre destin. Un nouvel ordre naît du chaos confronté, un ordre qui inclut au lieu d’exclure, un ordre ouvert sur de nouveaux possibles, un ordre qui cause moins de souffrance et libère de l’attention qui peut se porter  aux autres systèmes. C’est un ordre qui va permettre à un plus grand nombre une meilleure survie, un ordre qui ne sacrifie pas quelqu’un.

(suite dans les prochains jours)

Christiane Perreau





Bibliographie
(1) Manuel des Constellations Familiales - Berthold Ulsamer
(2) Constellations systémiques – Pratiques et perspectives - C. Postcka-Lang et M. Engel
(3) les lois qui régissent tout système <http://constellations-je-nous.over-blog.com/article-23968340.html >
(4) le triangle de la compassion <http://constellations-je-nous.over-blog.com/article-25630847.html> et
 <http://constellations-je-nous.over-blog.com/article-25700522.html>
L’enseignement de La Voie Directe
Les revues Science de la Conscience

Par Christiane Perreau - Publié dans : Constellations familiales et systémiques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 10 avril 2009
Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors.
Rabindranàth Tagore




2ème partie



L’être humain, un système au sein d’autres systèmes

Un être humain est un système parmi d’autres systèmes ; en effet tout être humain vient à l’existence parce que deux systèmes, celui de sa mère et de son père se sont rencontrés ; c’est à dire qu’il y a eu le mouvement d’un spermatozoïde vers un ovule pour créer un nouvel être qui, bien souvent, a d’abord été conçu dans l’esprit de ses parents où il y a eu une tension ou intention à avoir un enfant. Cet enfant est un nouveau système “être humain” dont les premiers mouvements se feront vers le système de sa mère qui est le premier système avec qui il entre en lien.

Nous avons vu dans un article précédent (3) que tout système est en constance interdépendance avec d’autres systèmes.

Ainsi le système “être humain”, c’est à dire soi existe dans un cadre beaucoup plus vaste qui commence par celui de sa famille, lui-même contenu dans le système social, religieux, culturel, professionnel, politique. Ainsi lorsque nous faisons le placement d’une famille, nous pouvons être amenés à représenter le pays d’origine en cas d’adoption, d’immigration ou bien à placer le travail ou un groupe auquel la personne appartient. Les liens avec le pays natal, la langue maternelle, le peuple d’origine sont très puissants et un mouvement d’exclusion, de rejet serait perturbateur. Quand nous travaillons sur les questions du guerre, nous sommes amenés à représenter les différents peuples comme les juifs, les allemands ou les juifs et les palestiniens. Nous pourrions appeler ce champ de force peuple, nation, pays dont nous devons tenir compte pour une bonne survie.

Ensuite ce dernier est inclus dans le système humanité qui comprend toute la race humaine en tant que groupe.
La famille humaine appartient à un immense champ morphique (un champ de force) que nous pourrions appeler la vie et qui comprend la flore, la faune, la terre, les planètes, les galaxies, toute forme de vie.

Ce système est relié à un dernier système que nous pourrions appeler l’infini qui correspond à “tout ce qui est”, à l’infini des possibles que ce soit dans le domaine objectif comme l’univers physique ou dans le domaine subjectif  comme la relation à la Conscience Universelle, Tao, Non-Manifesté si nous en avons le concept. Dans certaines constellations, il peut être important de dénouer ce que signifie Dieu pour une personne et son clan ; il apparaît souvent que cette croyance, qui amène souvent à un idéal spirituel, masque un manque profond du père.

Tous ces systèmes ont pour objectif de survivre et ils sont contenus dans un champ non-manifesté qui est hors existence qui n’a pas à survivre ou devenir puisqu’il est immuable, omniprésent, sans commencement ni fin, et qui est désigné par Infini, Dieu, Conscience, Vacuité, Non-Duel, Soi selon les traditions. Dès qu’il y a survie, il y a mouvements et émotions. Dès qu’il y a survie, il y a un cycle qui débute, se prolonge et se termine. L’existence de tout être humain est limitée dans le temps et l’espace avec des interférences avec les autres systèmes.

La spécificité des constellations familiales et systémiques est d’observer une personne en relation avec un ou plusieurs systèmes  pour prendre conscience des mouvements qui l’animent ; sont-ce des mouvements vers plus de survie ou moins de survie, pour elle-même et pour les systèmes auxquels elle appartient ? Quelle est la dynamique et la direction de ces mouvements ?

Un système en ordre est de bonne survie et est conscient et responsable de la survie des autres systèmes. Un système en ordre est propice à l’accroissement de la vie, de l’amour. de la connaissance et de la sagesse.

(suite dans les prochains jours)

Christiane Perreau




Bibliographie
(1) Manuel des Constellations Familiales - Berthold Ulsamer
(2) Constellations systémiques – Pratiques et perspectives - C. Postcka-Lang et M. Engel
(3) les lois qui régissent tout système <http://constellations-je-nous.over-blog.com/article-23968340.html >
L’enseignement de La Voie Directe
Les revues Science de la Conscience
Par Christiane Perreau - Publié dans : Constellations familiales et systémiques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Les prochains stages


  Prendre
 père et mère
20 au 26 juillet 2009

Constellations Familiales
30 juillet au 3 août 2009

encore quelques places disponibles

informations détaillées
à la rubrique page


Présentation

Rechercher

Texte Libre

Si nous regardons notre histoire toujours avec le même point de vue,
nous avons toujours la même histoire.
Si nous regardons notre histoire avec de nouveaux points de vue,
nous pouvons découvrir une histoire inédite et ainsi,
élaborer de nouvelles stratégies pour créer l'existence que nous souhaitons.
Les constellations permettent de découvrir très rapidement des points de vue totalement nouveaux.
Ce sont des accélérateurs de prises de conscience, de compréhensions
qui permettent  d'intégrer des zones de notre histoire inconnues jusqu'ici et
donc de devenir entier.
Christiane
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus